Article

ADOBESTOCK

Un enseignement intéressant : 87 % des acheteurs sont des résidents bruxellois.

Immobilier à Bruxelles : l’abattement fiscal reste un levier clé pour acheter

23 March 2026

Acheter un bien immobilier à Bruxelles reste coûteux, notamment en raison des droits d’enregistrement fixés à 12,5 %. Pourtant, depuis plusieurs années, un mécanisme fiscal permet d’alléger significativement la facture pour les acquéreurs. Et bonne nouvelle : selon une récente analyse, cette aide ne pénalise pas les finances publiques.

Un abattement qui change concrètement la donne

Lors de l’achat d’un bien immobilier en Région bruxelloise, l’acheteur doit normalement s’acquitter de droits d’enregistrement équivalents à 12,5 % du prix du bien. Un niveau élevé à l’échelle européenne.

Mais en pratique, un système d’abattement permet de réduire fortement ce coût. Concrètement :

  • les 200.000 premiers euros du prix d’achat sont exonérés de droits d’enregistrement
  • la taxe ne s’applique donc que sur le montant restant
  • le dispositif est valable pour les biens jusqu’à 600.000 €

Résultat : une économie pouvant atteindre 25.000 euros, un levier loin d’être négligeable pour boucler un projet immobilier.

Une mesure pensée pour faciliter l’accès à la propriété

L’objectif de cet abattement est clair : aider les ménages à devenir propriétaires, en particulier pour l’achat d’une première résidence. Introduit au début des années 2000 et renforcé en 2017, le dispositif s’inscrit dans une politique plus large de soutien à l’accession à la propriété, dans un contexte de hausse continue des prix immobiliers à Bruxelles.

Il a également accompagné la disparition progressive du bonus logement, un avantage fiscal autrefois accordé aux emprunteurs.

100 millions d’euros… mais des recettes préservées

Sur le papier, cette mesure représente un coût important pour la Région : environ 100 millions d’euros par an. Mais selon l’analyse récente de l’Institut Bruxellois de Statistique et d’Analyse (IBSA), ce manque à gagner est largement compensé.

Pourquoi ? Tout d'abord, le marché immobilier bruxellois reste dynamique, avec environ 14.000 transactions par an. Par ailleurs, es prix des biens ont augmenté, ce qui génère davantage de recettes fiscales. Enfin, la suppression progressive du bonus logement a également rééquilibré les finances Conclusion : les recettes régionales n’ont pas diminué malgré l’abattement.

Des acheteurs majoritairement… bruxellois

Autre enseignement intéressant : 87 % des acheteurs sont des résidents bruxellois. Un élément clé, car ces acquéreurs disposent en moyenne de revenus plus élevés, et contribuent donc davantage à l’impôt des personnes physiques (IPP). enfin, ils participent à la stabilité démographique de la Région En clair, l’abattement ne profite pas uniquement aux acheteurs : il soutient aussi l’économie locale.

Faut-il encore en profiter en 2026 ?

Dans un contexte où les taux immobiliers restent volatil, les prix de l’immobilier demeurent élevés et les politiques fiscales évoluent régulièrement, l’abattement bruxellois reste aujourd’hui un outil majeur pour réduire le coût d’acquisition. Pour les candidats acquéreurs, il peut faire la différence entre un projet réalisable… ou pas.

BATIBOUW - Immobilier à Bruxelles : l’abattement fiscal reste un levier clé pour acheter | BATIBOUW